rentrée 2011 : à quelle sauce seront-nous croqués ?

Le calcul pour cette rentrée est simple : 4 800 postes d’enseignants supprimés (au nom de la simple nécessité de faire des économies, c’est banal…) pour 80 000 élèves en plus : en sachant que c’est la première fois depuis 8 ans que le nombre d’élèves augmente dans le secondaire…

Affligeant : qui se soucie encore de la qualité de l’enseignement des jeunes ? Qui se soucie de savoir comment on forme les citoyens de demain ?

 

http://www.lepost.fr/article/2011/08/30/2578246_n-en-jetez-plus-la-cour-de-recreation-est-pleine.html#xtor=AL-345

communiqué de presse du Collectif de Défense de l’Education suite à l’entrevue avec le Préfet de Région (30 mars 2011)

Monsieur le Préfet du Limousin a commencé en nous rappelant que pour prendre des décisions, en matière d’éducation, il n’était pas compétent mais qu’en tant que représentant de l’État, il nous faisait l’honneur de nous recevoir dans son bureau. Il reconnaît le collectif comme interlocuteur légitime dans le dossier qui nous préoccupe. Nous commençons par lui expliquer la raison de notre présence dans son bureau : suite à l’envoi des forces de l’ordre mercredi 23 mars pour « débloquer » l’entrée du rectorat, nous avons considéré que le dialogue ayant été rompu par Monsieur le Recteur, il fallait trouver un nouvel interlocuteur. Monsieur le Préfet, par sa fonction, assume l’envoi des forces de l’ordre au rectorat. Pour lui, la première violence, c’est le blocage. Pour nous le blocage était pacifique et la première violence, c’est la violence aux personnes. Le mépris affiché vis-à-vis des élèves est aussi une violence. Monsieur le Préfet a répondu à nos inquiétudes en nous parlant de la dette publique qu’il fallait résorber. « Pourquoi l’Éducation Nationale ne participerait pas à cet effort ? La préfecture elle-même doit fonctionner avec une diminution de budget de 10 % par an. » Nous lui rappelons alors que l’Éducation Nationale est la priorité de l’État. Ce à quoi, il répond que le budget de l’Éducation est le premier budget de l’État. Nous avons posé des questions concrètes quant aux difficultés posées par les baisses de moyens pour la rentrée prochaine : Classes surchargées (30 en collège, 35 en lycée) Comment accorder du temps à chaque élève ? -temps de participation orale réduit pour chaque élève (en particulier en langue vivante) -complication de la prise en compte des difficultés de chaque élève -individualisation de l’enseignement compliqué à mettre en place Comment intégrer les élèves handicapés dans de bonnes conditions, comme le prévoit la loi de 2005 ? Comment assurer la sécurité des élèves et des personnels ? -salles de classe trop petites, issues de secours bloquées par des tables ou des chaises -organisation des travaux pratiques en sciences en classe entière, aucun dédoublement en groupe ne se fait depuis plusieurs années dans les collèges et il n’en est pas prévu pour la rentrée prochaine Suppressions de postes, multiplication des services partagés sur 2, voire3, établissements pour les enseignants Comment imaginer un plein investissement des enseignants dans des établissements où ils ne seront que quelques heures ? Comment intégrer les élèves handicapés en classe, dans de bonnes conditions, sachant que cela nécessite un temps de concertation avec les enseignants spécialisés et une adaptation des contenus et des supports d’enseignement ? Comment assurer la sécurité des élèves, dans les couloirs, dans la cour, sachant que la suppression de 62 postes d’AED (Assistant d’Éducation) est prévue ? Comment assurer la continuité de l’enseignement alors que les principaux devront faire des choix entre certaines options ? -moyens insuffisants donnés aux établissements pour l’enseignement de certaines options (exemple du latin) alors que les effectifs dépassent 30 élèves (doit-on forcer des élèves à abandonner l’option ou à aller s’inscrire dans un autre établissement ?) Ce n’est pas lorsque les élèves sont en échec scolaire, déscolarisés ou au pire désocialisés qu’il faut agir, c’est en amont. Globalement ce serait moins onéreux et surtout moins risqué. Disparition de certaines filières Comment expliquer la disparition de certaines filières ou options alors que la demande est là ? Comment concevoir un accompagnement personnalisé ainsi que des travaux personnels encadrés de qualité à… 35 élèves ? Comment accepter les regroupements des élèves des séries L, ES et S, en classe de première, en français, histoire géographie, langue vivante alors que l’épreuve du baccalauréat n’est pas la même pour tous et a lieu, pour certaines séries, en première et pour d’autres en terminale ? Comment accepter le contingentement des classes quand la demande est là ? Ceci ne contredit-il pas le droit à l’éducation pour tous dans son établissement de secteur ? Les familles s’inquiètent des coûts supplémentaires, en transport ou frais d’internat, engendrés par l’inscription de leur enfant dans un établissement éloigné. Elles savent, en outre, que le nombre de places y sera limité. Comment concevoir qu’une formation de quelques semaines puisse permettre à des enseignants d’effectuer leur travail dans des conditions acceptables pour les élèves (exemple de la réforme du bac STI2D : on demande aux enseignants de BTP, électronique, électrotechnique, mécanique d’enseigner toutes ces disciplines à partir de la rentrée 2011) ? Monsieur le Préfet nous a dit avoir visité, le 28 mars, un collège d’un quartier « défavorisé » de Limoges et qu’il avait trouvé cet établissement très bien tenu, avec une salle informatique très bien équipée, des élèves polis qui se sont levés quand il est entré dans la classe et des enseignants motivés… Il s’agit du collège Anatole France, situé en zone d’éducation prioritaire et bénéficiant de moyens supplémentaires par rapport aux autres collèges. Par exemple, l’effectif par classe ne peut y dépasser 25 élèves. Monsieur le Préfet nous conforte donc dans l’idée que si l’on y « met les moyens » il est possible de mettre en place des projets « qui marchent » et avoir des équipes éducatives solides. Monsieur le Préfet nous précise qu’en tant que plus haut représentant de l’État, donc de tous les ministres, au niveau régional, il s’engage à faire remonter nos questions et nos inquiétudes à Monsieur le ministre de l’Éducation Nationale. De plus, il s’est engagé à rencontrer Monsieur le Recteur afin qu’il renoue le dialogue avec les différents interlocuteurs. Étant donné le climat tendu, le Collectif souhaite la présence d’un médiateur lors des prochaines rencontres avec Monsieur le Recteur. Dans les jours qui viennent, le Collectif définira une liste des conditions indispensables et nécessaires pour le bon fonctionnement des établissements.

article du Monde.fr sur la désertification des services publics en Creuse, dont l’Education Nationale (28 mars 2011)

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/03/28/dans-la-creuse-la-reduction-d-effectifs-publics-fait-craindre-un-effet-domino-sur-l-emploi_1499783_3234.html

article du Populaire du Centre (23 mars 2011)

LIMOUSIN – Onze chefs d’établissement démissionnent

Onze chefs d’établissements sur douze, tous syndiqués au syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN), viennent de démissionner des “Bassins d’éducation et de formation” (BEF) pour protester contre les restrictions budgétaires dans l’éducation.

Peu connus du grand public, les BEF sont des groupes de réflexion internes à l’Education nationale.

L’Académie de Limoges en compte six (deux en Haute-Vienne, trois en Corrèze et un en Creuse), pilotés par les inspecteurs d’académie.

Les personnels de direction des lycées et collèges y jouent un rôle prépondérant.

Les onze chefs d’établissement viennent d’adresser leur lettre de démission au recteur !

« Ce n’est pas que nous n’avons pas envie de travailler », explique le secrétaire académique du SNPDEN, Daniel Marchand, par ailleurs proviseur du lycée Renoir à Limoges.

« Mais les restrictions budgétaires sans précédent auxquelles nous sommes confrontés interdisent désormais toute discussion sereine et tout travail constructif ».

Si les BEF n’ont aucun rôle décisionnaire, on y discute répartition des options, niveaux de compétence, choix et enseignement des langues. Autant de sujets qui, dans le contexte actuel de suppressions de postes, font couler beaucoup d’encre…

Florence Clavaud-Parant

Appel à une action commune en collège et lycée le mercredi 16 mars 2011

Lettre aux parents

Communiqué de la coordination pour la défense de l’enseignement public en Creuse

coordinationcréationetactions1

l’appel des 47 : on rend ses palmes académiques ! 17 février 2011

Ras les palmes !

paru dans Charlie hebdo, l’appel des 47

Jeudi 17 février 2011

Monsieur le Ministre, Nous, proviseurs, principaux, directeurs d’école, inspecteurs, conseillers pédagogiques, formateurs, conseillers d’orientation, professeurs des écoles, en collèges, lycées et universités, enseignants chercheurs, documentalistes, sommes fiers et heureux de servir ou d’avoir servi l’école de la République française. Le ministère de l’Éducation nationale a reconnu notre engagement, notre compétence et notre dévouement dans cette tâche en nous honorant d’une distinction dans l’ordre des Palmes académiques.

Mais nous constatons aujourd’hui, avec une infinie tristesse, que l’Éducation nationale souffre de plus en plus d’une politique où la logique comptable et la notion de rendement ont pris le pas sur toute réflexion pédagogique et sociale : depuis quelques années, l’école que nous avons aimée et construite est progressivement désorganisée, dégradée, et disparaît. Nous n’y retrouvons plus les idéaux et les valeurs que nous y avons portés. La liste des mesures qui vont contre l’école, les enfants, les étudiants et les enseignants est déjà bien longue : suppression, cette année encore, de 16 000 postes qui s’ajoutent aux 50 000 de ces trois dernières années ; suppression de la formation des enseignants (IUFM) ; suppression de la carte scolaire ; remise en cause de la scolarisation des moins de trois ans ; prime aux recteurs, etc. Accepter les Palmes académiques, c’est aussi cautionner une orientation politique : nous récusons énergiquement celle que vous mettez en place. Et aujourd’hui, notre désaccord avec la nouvelle institution devient si grand que, pour ne pas être identifiés à elle, pour ne pas nous renier, notre conscience nous conduit à accomplir le geste symbolique de vous rendre nos Palmes académiques. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations attristées.

Dans Charlie Hebdo du 16 février 2011, l’appel, la liste des premiers signataires et les textes de soutien officiel de Sauvons la recherche et des Désobéisseurs.

Professeurs, vous souhaitez vous aussi signer l’appel et rendre vos Palmes ? Écrivez à rendrelespalmes@yahoo.fr

Liste des premiers signataires

Michel ASCHER proviseur honoraire. Officier. Pierre HOUSEZ “Monsieur le ministre…” professeur de mathématiques et de sciences physiques en lycée professionnel à la retraite. Officier. Georges STURM “Monsieur le ministre…” professeur certifié de lettres modernes à la retraite. Chevalier. Hugues CHAP “Monsieur le ministre…” professeur des universités, praticien hospitalier, doyen honoraire de la faculté de médecine de Toulouse-Purpan. Commandeur. Jacques PITIOT proviseur à la retraite. Chevalier. Roland BRAUN directeur d’école en ZEP à la retraite. Chevalier. Yvette COTTAVOZ principale de collège à la retraite. Chevalier. Michèle LEQUARRE “Monsieur le ministre…” proviseure à la retraite. Officier. Jean-Pierre LEPRI inspecteur hors classe honoraire. Commandeur. Danièle CANTON “Monsieur le ministre…” professeure certifiée HC de sciences économiques et sociales à la retraite. Chevalier. Alain VALEAU “Monsieur le ministre…” directeur d’école à la retraite. Chevalier. Sylvie PREMISLER professeure d’histoire-géographie en collège à la retraite. Chevalier. Roger MARTIN professeur certifié de lettres modernes en collège. Chevalier. Michel VAREILLES chargé d’enseignement d’EPS à la retraite. Chevalier. Marie-Christine DIETSCH “Monsieur le ministre…” principale de collège à la retraite. Chevalier. Jean-Claude BOUTET conseiller pédagogique à la retraite. Officier. Bernard BEAUGUITTE inspecteur honoraire. Officier. Cécile LAHARIE “Monsieur le ministre…” formatrice en IUFM à la retraite. Chevalier. Marie-Jeanne HANOUT-LE MAO professeure certifiée d’allemand. Chevalier. Michèle LOOTEN institutrice à la retraite. Chevalier. Alain BUE professeur de géographie en université. Chevalier. Jean-Claude GREDT professeur agrégé d’allemand à la retraite. Officier. Georges GAYETTE “Monsieur le ministre…” conseiller d’orientation-psychologue à la retraite. Chevalier. Jean-Pierre NOUGIER “Monsieur le ministre…” maître de conférence à la retraite. Commandeur. (Grenoble) Brigitte ENGUEHARD documentaliste honoraire. Chevalier. Jeanne FINE “Monsieur le ministre…” professeure d’université en mathématiques en IUFM. Chevalier Antoine VALABREGUE professeur agrégé de mathématiques hors classe. Chevalier. Jean-Paul BOGAERT directeur de centre permanent classes nature. Officier. Éliane DONDEYNE directrice d’école maternelle à la retraite. Officier. Joël BOLE professeur de sciences économiques et sociales à la retraite. Chevalier. Guy LABOUS professeur de production mécanique en lycée professionnel à la retraite. Chevalier. Jeannette FIRMIGNAC professeure en lycée professionnel. Chevalier. Anne-Marie CARRIOT-ORIBONI technicienne photographe à la faculté de médecine. Officier. Bernard EICHHOLTZER professeur des écoles. Chevalier. Roselyne WATERLOT Rased G. Chevalier. Yvette SEREDUIK enseignante certifiée d’histoire-géographie. Chevalier. Pierre ROSSIGNOL proviseur de lycée à la retraite. Officier. Catherine BASCHET-PHILIPPE professeure documentaliste en lycée. Chevalier. Hélène LOTTHÉ-COVO professeure de lettres à la retraite. Chevalier. Serge KALINA professeur des écoles. Chevalier. Chantal ADAMCZEWSKI-REGNIER conseillère pédagogique AIS à la retraite. Chevalier. Jean-Michel MOUCAUD professeur agrégé de génie mécanique à la retraite. Chevalier. Michel ESCALIER chargé d’enseignement en EPS à la retraite. Chevalier. Renée BEULQUE institutrice d’école maternelle à la retraite. Chevalier. Jean-Marc PARAGOT formateur et responsable de la formation des enseignants spécialisés (IUFM). Chevalier. Michel ARNOULD “Monsieur le ministre…” inspecteur de l’adaptation et de l’intégration scolaires honoraire. Commandeur.

Un Conseil d’administration qui dit non ! (jeudi 17 février 2011)

Lundi 14 février se tenait le Conseil d’administration qui devait examiner le Tableau Récapitulatif des Moyens Donnés (TRMD) construit par le proviseur et les enseignants d’après la Dotation Horaire Globale (DGH).

Traduction en langage courant : nous devions nous prononcer sur la répartition des heures matière par matière, classe par classe, tout cela étant déterminé par l’ensemble des heures que le rectorat veut bien nous offrir…

Si le travail du proviseur nous a semblé respectueux des enseignants (au moins pour la rentrée 2011 parce qu’en 2012, on assistera à une nouvelle grande saignée avec des profs qui iront compléter leur service ailleurs…), la dotation horaire que l’EN nous a concédée est tout simplement cataclysmique, catastrophique, misérable, lamentable, inadmissible.

Dilemne cornélien : faut-il voter voter pour et manifester notre désaccord ? S’abstenir ? Voter contre et expliquer ?

Nous avons opté pour la dernière solution, comme bon nombre d’établissements creusois, en expliquant diplomatiquement les raisons de notre vote : le TRMD a été rejeté à la majorité, ce qui n’a pas été du goût de notre direction.

Deuxième convocation vendredi 18 février à 17 heures : cette fois, rejeter à nouveau ou boycotter risquait de nous mettre en danger car la direction aurait très bien pu proposer un TRMD qui mettrait un ou plusieurs collègues sur la voie du départ…

Nous avons donc accepté le travail du proviseur en rappelant toutefois les raisons de notre refus précedent…

au tour des proviseurs (La Montagne, 16 février 2011)

Après les enseignants, les parents, les élèves, les infirmiers scolaires, les agents TOS, les conseillers psychologues et d’orientation, les inspecteurs académiques, les inspecteurs généraux de l’EN, voici venu le tour des proviseurs de se plaindre (enfin) des conditions de plus en plus calamiteuses…

A quand le tour du ministre de critiquer ses propres réformes ??

Suite du point presse : La Montagne du lundi 17 janvier 2011

juste une petite erreur dans l’article : le CAP PRO Elec n’est pas transféré à Favard mais purement et simplement fermé !

Point Presse de la semaine du 10 janvier 2011

Il nous a semblé nécessaire de faire le point en cette nouvelle année 2011 sur les discussions engagées avec l’Education Nationale : alors que les premières informations sur la proposition de carte scolaire tombent (et elles sont loin d’être satisfaisantes : environ 155 postes en moins dans le primaire et le secondaire alors que l’effectif scolaire augmente en Limousin), nous avons rencontré les médias afin d’informer la population sur l’avancée des discussions, les points d’achoppement, les promesses, les inquiétudes et les requêtes.

Jusqu’à maintenant, la communauté éducative ne s’est pas manifesté sur d’éventuelles ouvertures de sections qui compenseraient les 3 fermetures dans l’établissement (du jamais vu dans un établissement de mémoire d’enseignant) : c’est désormais un point des discussions, avec le soutien de la municipalité et du Conseil Régional.

Troisième rencontre avec l’inspecteur d’académie (25 novembre 2010)

Le 25 novembre, une délégation d’enseignants du lycée a rencontré M. l’inspecteur d’académie, comme convenu à la fin de l’année scolaire précédente : certes, un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais !

 L’après midi, les enseignants d’Electrotechnique avaient rencontré leur inspecteur disciplinaire avec lequel les discussions ne s’étaient pas franchement bien déroulées : ceux-ci ont eu l’amère impression que leur travail était dénigré sans qu’on leur apporte de pistes de réflexion.

 C’est dans cet état d’esprit que la rencontre s’est déroulée : autant les discussions sur la mécanique auto nous ont globalement satisfaites, autant celles sur l’APS (le nouveau bac pro à Tulle ne signe-t-il pas l’arrêt de mort du CAP à St Vaury ?), sur l’électrotechnique sont source d’inquiétude (quel avenir est réservé à la formation des jeunes sur le site de Saint Vaury ? Quid du travail accompli concernant la géothermie ?).

 D’autant plus que nous ne savons toujours pas combien d’élèves resteront sur ce site : le Conseil Régional nous a rappelé qu’il souhaitait un effectif de 200 élèves sur le site de St Vaury !

 Il serait par conséquent logique que l’établissement propose des ouvertures de section qui renforceraient les pôles de métier retenus par l’Education Nationale…

ci joint le compte rendu de la rencontre :

Relevé conclusion 2010 25 novembre

nouveau recteur, mais toujours pas de concertation ! 19 novembre 2010

Nous avons demandé au successeur de madame le recteur de nous recevoir afin de nous expliquer ses projets concernant le lycée, nous attendant peut-être (sait-on jamais !) à davantage d’écoute de la part de notre hierarchie (on peut rêver, non ?).

La réponse n’a pas tardé : on nous renvoie vers l’inspecteur d’académie qui, contrairement à ses promesses du mois de juin, ne nous a toujours pas rencontré…

Nuance : monsieur l’inspecteur d’académie qui s’est rendu plusieurs fois au lycée depuis début septembre, mais nous a esquivé à chaque fois…

réponse recteur octobre 2010

Des visites-surprise en cascade… (vendredi 24 septembre 2010)

C’est avec la plus grande satisfaction que nous avons le plaisir d’annoncer que monsieur l’Inspecteur d’académie de la Creuse se déplace une fois par semaine dans notre établissement depuis la semaine dernière : nous nous sentons honorés de sa présence qui met en avant tout le travail qu’accomplissent nos collègues pour valoriser le site et les sections existantes, sans compter les efforts acharnés de toute l’équipe pédagogique, administrative et sans oublier les agents qui encadrent avec une énergie presque diabolique les élèves de notre établissement…

Juste un petit bémol : il est peut-être regrettable que monsieur l’Inspecteur d’académie n’en profite pas à chaque fois pour rencontrer cette fameuse équipe pédagogique (comme il l’avait promis en juin lors des round de discussion) qui ne découvre que trop tard à chaque fois la réalité de son passage…

Peut-être que la semaine prochaine…

Assemblée générale au L.P. de Saint Vaury (mardi 21 septembre 2010)

L’heure de vie syndicale a été utilisée en cette rentrée 2010 pour faire le point sur la rentrée : les sujets de mécontentement et d’inquiétude ne manquent pas.

Tout d’abord, nous sommes revenus sur le constat affligeant de la perte pour l’établissement de trois sections : appauvrissement de la carte des formations de l’établissement au nom des pôles des métiers… Mon oeil oui, au nom des restrictions budgétaires plutôt !!

Ensuite, nous avons réaffirmé notre opposition au développement du lycée par le biais de la formation continue (l’apprentissage) : il est hors de question que l’Education Nationale abandonne sa mission d’éducation dans les zones rurales sous prétexte qu’elle doit faire des économies…

Nous avons aussi dressé un bilan de la rentrée : suraffectation d’élèves dans certaines sections sans obtention de moyens supplémentaires, sans pousser les murs (des classes de 24 places avec 25 élèves) ; section à 20 élèves pour 24 places alors que la liste d’attente se composait de 12 élèves début septembre, non dédoublement des classes dans certaines sections alors que les élèves sont en grande difficulté, pas de mesure du décrochage scolaire en CAP (ce niveau de formation que madame le Recteur affectionne particulièrement)….

Personne ne sera étonné d’apprendre que l’inquiètude persiste : quelques promesses faites ne peuvent nous satisfaire, on en a déjà entendues un certain nombre dans cet établissement…

le rapport qui fait tâche… Samedi 11 septembre 2010

L’Humanité s’est procuré et a publié un rapport de trois inspecteurs généraux de l’Education Nationale qui tirent à boulets rouges sur les conséquences désastreuses des réformes de M. Chatel : rien de nouveau par rapport à ce que nous dénonçons depuis bientôt un an…

Inutile de vous dire que notre ministre n’a absolument pas daigné rendre public ce rapport…

Vous pouvez le lire à l’adresse suivante :

http://humanite.fr/09_09_2010-le-rapport-que-luc-chatel-voulait-garder-secret-453181

La synthèse et l’annexe du rapport de l’IGAENR sont téléchargeable sur le site du SNES :
http://www.snes.edu/Rentree-2010-Rapport-de-l-IGAENR.html

Bénévent l’Abbaye et Saint Vaury main dans la main : article de la Montagne du 3 septembre 2010

 

Quelques remarques s’imposent au travers de la réponse de monsieur l’Inspecteur : tout d’abord, rien ne vient compenser l’appauvrissement de la carte des formations en Creuse ; certains jeunes Creusois sont donc à la rentrée temporairement sans affectation scolaire.

Ensuite, il est légitime de vouloir proposer à nos élèves les plus fragiles des poursuites d’étude, à condition de rester réalistes et de continuer à leur offrir des formations courtes et qualifiantes… comme le CAP.

Enfin,  les établissements ne fermeront peut-être pas sur l’impulsion de madame le recteur (mais quid des recteurs qui vont suivre ?), mais seront surement des coquilles vides où végèteront une cinquantaine, voire une centaine d’élèves, encadrés par une poignée d’enseignants répartis sur deux, trois ou quatre établissements.

Nous ne pensons pas que les Creusois, population et élus, portent dans leur coeur une telle ambition réductrice de l’enseignement.

Saint Vaury reste au coeur de la résistance (mercredi 1er septembre)

 Aux infos régionales, M. Denanot est en visite au LP Delphine Gay de Bourganeuf, lycée rénové à grands frais par le Conseil Régional… et lui aussi massacré par l’Education Nationale !! Comme bon nombre d’établissements en Creuse que l’on commence par vider de leurs sections et enseignants…

Le journaliste interroge ensuite madame le Recteur au sujet des machines de productique que le lycée Jean Favard ne peut pas obtenir puisque le Conseil Régional bloque leur transfert, par mesure de rétorsion vis-à-vis de l’Education Nationale qui ne compense pas les fermetures transferts (à Saint Vaury par exemple). Elle a beau affirmer que celles-ci déménageront en temps et en heure, nous sommes curieux de savoir où elle va trouver l’argent (plus de 30.000 euros)alors que le Rectorat tire déjà le diable par la queue pour payer les formations !

Nous rappelons de surcroît que cette machine appartient à la Région…

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_LIMOUSIN_1920 (à partir de 3 minutes 50 secondes)

Réponse du Ministre au président du Conseil Général de la Creuse

Nous avions rencontré M. Lozach, président du Conseil Général, en juin 2010 à Guéret afin de voir comment ce dernier pouvait à son tour interpeller le ministre qui refusait et refuse toujours de nous parler directement.

La réponse du ministre de l’Education Nationale est arrivée au début de l’été et nous a été transmise par Trémeur Duval que nous remercions.

Vous pourrez à nouveau constater que la situation de la Creuse n’est absolument pas pris en compte, que le cas de Saint Vaury est noyé dans le blablabla habituel généraliste et lisseur : bref, que l’on continue à nous prendre pour des jambons !

La rentrée approche…

et que voyons-nous venir à l’horizon, ma soeur Anne ?

1) Des élèves qui risquent de ne pas avoir d’affectation ou la formation qu’ils auraient désirée ;

2) Des parents d’élèves complètement perdus par la valse de certaines sections (la Productique qui se ballade de Jean Favard à Saint Vaury, puis de St vaury à Favard…). Mais les machines restent à St Vaury car l’Education Nationale croyait qu’elle allait pouvoir faire payer les plus de 30.000 euros de déménagement-transport au Conseil Régional sans que celui-ci ne cille…) !

3) Des enseignants de plus en plus déroutés par les discours contradictoires du ministre, de la rectrice et de l’inspecteur, par une politique éducative qui met à mal un territoire, par une gestion des moyens catastrophique qui ignore toujours plus l’aspect humain et se focalise exclusivement sur les économies budgétaires.

Ne nous plaignons par conséquent si la rentrée s’annonce bouillante…

article de La Montagne du 8 juillet 2010

Deux mois pour préparer quoi ? Tout simplement une réaction d’envergure à l’échelle du département !

Article de l’Echo (lundi 5 juillet 2010)

La langue de bois version Education Nationale (vendredi 2 juillet 2010)

Comme le disait Michel Audiard, “Il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages” monsieur l’Inspecteur : ne pas vouloir fermer un établissement ne veut pas dire vouloir le garder dans le giron de l’Education Nationale : or, vous nous avez proposé de développer des formations continues en lieu et place des formations initiales : bref, tout feu tout flamme sur l’apprentissage ! Et comble de l’ironie, apprentissage qui devrait être financé par le même Conseil Régional qui s’est déjà vu piégé par tous les investissements faits à Saint Vaury alors que l’Education Nationale prévoyait déjà les fermetures transferts !!

Quant aux fameuses fiches Chatel, comment pourriez-vous dire que ce ne sont que des rumeurs ou des spéculations ? Ce qui a été appliqué cette année découle ni plus ni moins de ce qui est annoncé dans cette circulaire-projet !

Alors, les belles promesses de l’Etat, on les a déjà entendues et lues avec la Charte des services publics en milieu rural ou encore les Assises des territoires ruraux : on ne nous bernera plus ; les collectivités vous ont déjà annoncé que nous entrerions dans une période de résistance. Attendez-vous plutôt à un vent de révolte au son de la Carmagnolle !

Un syndicat d’Inspecteur d’académie monte au créneau (jeudi 1 juillet 2010)

Si même les syndicats d’inspecteurs d’académie prennent le bâton de la révolte…

article de La Montagne (mercredi 30 juin)

Réponse à monsieur l’Inspecteur et madame le Recteur (mercredi 30 juin)

Suite à la seconde rencontre avec monsieur l’Inspecteur d’académie le 10 juin 2010, la communauté éducative du lycée professionnel Louis Gaston Roussillat de SAINT-VAURY ne peut être que satisfaite des propositions suivantes :

- la valorisation des formations existantes par le biais des énergies propres ;

- la coopération avec le lycée Jean FAVARD de Guéret ;

Néanmoins, cette entrevue ne nous satisfait pas, principalement sur les trois points suivants :

- Monsieur l’Inspecteur nous a rappelé que les suppressions des formations du Lycée Professionnel de SAINT-VAURY n’étaient pas négociables.

- Toutes les propositions faites par le rectorat sont à moyens constants, c’est-à-dire qu’il n’y aura aucun moyens supplémentaires attribués à la mise en œuvre de la valorisation des sections. Aucune augmentation des capacités d’accueil n’est envisagée.

- La pérennité de l’établissement passerait, selon le rectorat, par le développement de formations continues, c’est-à-dire l’apprentissage : autrement dit, l’Education Nationale se décharge de sa mission de service public d’éducation ; c’est au Conseil Régional qu’incomberait le financement des formations. Or, Monsieur le Président du Conseil Régional a clairement spécifié, lors de l’inauguration du gymnase le 10 juin 2010, qu’il était hors de question de prendre en charge les missions de l’Education Nationale.

 Nous persistons dans l’affirmation ue la fermeture du CAP Préparation  Réalisation d’Ouvrages Electriques et le déplacement du CAP Petite Enfance à Bourganeuf privent les jeunes du nord de la Creuse, en rupture scolaire, d’une possibilité d’insertion par le biais de formations qualifiantes. En effet, que vont devenir les 150 élèves Creusois en situation de décrochage scolaire comptabilisés cette année, alors que l’on ferme des formations en Creuse ? Aucune solution concrète ne leur est offerte, ils sont purement et simplement sacrifiés.

 Certaines perspectives proposées sont certes intéressantes, mais l’Education Nationale persiste à supprimer des formations initialement prévues pour un jeune public en décrochage scolaire, dans le seul souci d’économies budgétaires. L’Etat se désengage de sa mission d’éducation, au détriment des jeunes Creusois et du monde rural en général. Nous ne pouvons l’accepter.

Dun se rebiffe (mardi 29 juin 2010)

Des nouvelles de nos voisins du collège de Dun le Palestel : aujourd’jui, les parents d’élèves ont investi le collège pendant les épreuves du brevet et menacé l’administration de séquestrer les enseignants et les copies d’examen (je rappelle que la communauté éducative dénonce le manque d’heures que légalement leurs élèves devraient avoir et l’impossibilité d’accueillir des groupes classes de 30 élèves dans des salles prévues pour 24).

Coup de fil à l’inspecteur qui refuse de se déplacer, puis remontée vers le recteur qui menace purement et simplement de faire annuler l’épreuve si les parents gardent les copies (les profs, elle s’en fout…).

Vous pensez bien que les parents ont refusé de pénaliser leurs enfants : ils sont donc sortis et sont restés stationnés devant le collège l’après midi : ils ont eu non seulement la surprise de voir les gendarmes venir en renfort chercher les copies d’examen, mais aussi monsieur l’inspecteur d’académie qui venait finalement à leur rencontre !

Néanmoins, le statu quo persiste jusqu’à la rentrée où l’inspection improvisera en fonction du nombre d’élèves : la rentrée promet d’être chaude, bouillante et torride…

article dans Marianne (mardi 29 juin 2010)

Manifestation de soutien à Bénévent l’Abbaye (lundi 28 juin)

La colère gronde de plus en plus au collège de Bénévent, victime lui aussi des coupes budgétaires sombres de l’Education Nationale : une délégation de Saint Vaury, mais aussi de Jean Favard, a souhaité participer au nouveau boycott du Conseil d’administration du collège de Bénévent, organisé par les enseignants, les parents d’élèves et les élus de la petite ville.

Environ 60 à 80 personnes étaient rassemblées devant le collège, décoré pour l’occasion d’attributs significatifs, le panneau de présentation du collège étant même voilé et tagé.

Plusieurs intervenants se sont ensuite succédés pour dénoncer cette politique éducative (ou plutôt non-éducative !) désastreuse qui ne tient même plus compte des besoins pédagogiques de nos jeunes : Jean Renaud Berche (enseignant) a rappelé l’histoire du mouvement à Bénévent ; Laurence Pache (conseillère régionale) a lié ce combat à d’autres (retraites, radiothérapie). D’autres ont rappelé l’absolue nécessité pour les établissements scolaires de fédérer leur mouvement pour pouvoir préserver les intérêts des jeunes creusois.

Rendez-vous pris dès la rentrée donc !

Deuxième rendez-vous avec monsieur l’inspecteur d’académie (jeudi 10 juin 2010)

C’est en fin de journée qu’une délégation d’enseignants a de nouveau rencontré l’inspecteur d’académie de la Creuse afin d’étudier des pistes de réflexion sur le développement du lycée professionnel de Saint Vaury.

relevé conclusion IA 10 juin 2010 (document pdf)

lien vers le journal TV de France 3 Limousin (jeudi 10 juin 2010)

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_LIMOUSIN_1920

Le reportage commence à 5 mn 25 secondes (positionnez le curseur en bas à ce moent précis !)

Oh, la belle inauguration du gymnase tout neuf du lycée (jeudi 10 juin 2010)

 En ce jeudi 10 juin, monsieur Denanot et plusieurs conseillers régionaux (Laurence Pache et Armelle MARTIN), assistés de Philippe Bayol maire de Saint Vaury et de son conseil municipal, sont venus officiellement inaugurer notre beau et nouveau gymnase.

 Les professeurs de sport avaient, avec les élèves, préparé des démonstrations de sport dans les nouveaux locaux (escalade, ping pong, haltérophilie…) ; bref, toute la communauté éducative (j’ai déjà expliqué  qui se cache derrière cette expression mystérieuse et trouble) se retrouvait dans ce nouveau temple de l’éducation physique où dans quelques années… 80 élèves peut-être se livreront à des activités physiques, soit 10 élèves par demi-journée…

 

Venait le moment des discours devant la presse : M. Baert ouvrait les hostilités au nom de l’Education Nationale ; monsieur l’inspecteur d’académie… Ah non, pardon, il n’était pas là, pas plus que madame le recteur : ils avaient un empêchement (…).

Monsieur Denanot prenait ensuite la parole au nom de la région : il se félicitait que les jeunes puissent se voir doter de telles installations coûteuses (1,5 million d’euros), soulignait la qualité acoustique des locaux… qui compensait mal la surdité de certains responsables de l’Education…

 Quant à monsieur Bayol, il a bien failli ne pas avoir la parole : il s’est donc invité à la tribune et n’a pas manqué de rappeler les conséquences dramatiques provoquées par la carte des formations.

 

Le président du Conseil Régional a ensuite reçu une délégation de la communauté éducative afin de discuter de la situation actuelle de l’établissement : il nous assuré de sa volonté de maintenir sur le site des sections de niveau V (donc des CAP), de son attachement au lycées de proximité et de son refus de voir des formations initiales concurencées par des formations continues (par l’apprentissage donc). Il s’engage par ailleurs à maintenir le bras de fer avec l’Education Nationale.

Alors que tout le monde se dirigeait vers le buffet, les élèves, les agents, les enseignants, quelques invités et la presse se dirigeaient vers les bâtiments administratifs où une plaque commémorative est fixée en l’honneur d’un des premiers proviseurs du lycée professionnel L. G. Roussillat (monsieur SIMMONET) : l’assistance, reconnaissante de la bienveillance de l’Education Nationale vis-à-vis des jeunes creusois, a déposé alors aux pieds de cette plaque une gerbe de fleurs au nom “de notre cher lycée disparu” et une plaque commémorative en marbre pour dénoncer les dégâts perpétrés à l’encontre des lycées de proximité comme le notre.

 In memoriam (1944-2010)

Opération commando (mercredi 9 juin 2010)

A la veille de la venue d’officiels au lycée professionnel Louis Gaston Roussillat, des anonymes, soucieux de la défense de leur établissement, de leur commune et de leur département, se sont subrepticement rendus sur la route départementale menant du bourg de Saint Vaury au lycée (avec l’autorisation du maire) le soir sous la pluie : en toute sécurité – parce que nous ne sommes pas des inconscients – nous avons tagé des slogans sur la route, avec les moyens du bord certes !

Nos amis de la maréchaussée n’ont pas manqué de venir nous rendre une petite visite pour nous féliciter…

article de l’Echo du Centre (1er juin 2010)

Assemblée Générale du jeudi 3 juin 2010

manifestation du jeudi 27 mai à Guéret

Nous avons bien entendu participé à la manifestation pour la défense des services publics et des retraites : nos banderoles sont toujours visibles !

rencontre avec monsieur l’Inspecteur d’Académie de la Creuse (mercredi 26 mai 2010)

La communauté éducative du lycée professionnel Louis Gaston ROUSSILLAT de SAINT VAURY, ainsi que le monsieur le Proviseur, ont été reçus ce mercredi 26 mai 2010 à l’inspection académique de la Creuse par monsieur l’Inspecteur, sur demande de celui-ci, afin d’élaborer des pistes de réflexions communes sur le développement de l’établissement.

Monsieur l’Inspecteur a tout d’abord tenu à préciser son nouveau rôle dans le dialogue à remettre en place avec les services du rectorat, à savoir celui d’interlocuteur mais en aucun cas de décideur. Il s’est donc proposé pour transmettre le fruit de nos réflexions à madame le Recteur, et d’en étudier avec elle la faisabilité.

Plusieurs points ont été abordés lors de cette réunion :

Nous avons tout d’abord concédé qu’une collaboration étroite avec le lycée Jean FAVARD de Guéret ne nous rebutait pas : celui-ci étant identifié pôle des métiers domotique et aide à la personne, il est en adéquation avec  la présence, dans notre établissement, de l’électrotechnique et de la petite enfance, d’où la cohérence d’un partenariat.

La seconde idée est d’apporter une dimension écologique à l’établissement en orientant les sections existantes vers les énergies propres ou renouvelables.

Toujours est-il que, quelle que soit l’orientation prise par l’évolution de l’établissement (dont on nous a encore assuré la pérennité), nous avons réaffirmé notre attachement au thème de la proximité. Notre établissement est un atout majeur pour permettre aux élèves les moins mobiles du Nord de la Creuse (et notamment les jeunes filles) de choisir une formation professionnelle qualifiante. Sans cette structure, un grand nombre d’élèves risquerait de se retrouver en situation de décrochage scolaire. En outre, l’appauvrissement de l’éventail de sections proposées ne pourra qu’encourager une orientation par défaut, chose à laquelle la communauté éducative, les familles mais aussi les services du rectorat sont farouchement opposés.

Nous avons aussi rappelé le profil des jeunes accueillis dans les sections de CAP, leur incapacité à suivre un bac professionnel sur 3 ans, et l’intérêt de l’existence d’une telle formation pour leur insertion professionnelle.

Toutes ces sections aujourd’hui remises en cause ne sont en aucun cas antinomiques avec l’idée de pôle cité précédemment.  

Nous avons rappelé que la lutte que nous menons depuis le mois de janvier 2010 est née de frustrations accumulées, comme l’expérimentation du bac pro productique que les services du rectorat nous avait concédée il y a deux ans : nous avions alors joué le jeu de la pédagogie expérimentale avec toutes les difficultés mais aussi les innovations qui vont de paire… avant de s’entendre dire en 2009 que ce bac serait finalement transféré au lycée Jean FAVARD.

Cet entretien avec monsieur l’Inspecteur n’est qu’un préambule au travail qui semble vouloir être fait pour dynamiser notre établissement, travail auquel bien entendu nous collaborerons.

Mais il est évident qu’il n’apporte aucune réponse concrète aux problèmes qui nous préoccupent à l’heure actuelle. Aucune marche arrière concernant les transferts de section, aucune remise en question sur la pertinence de la suppression d’un CAP n’ont été évoquées. Les structures annoncées par madame le Recteur demeurent bien en l’état pour la rentrée prochaine.

Nous sommes amenés à rencontrer à nouveau monsieur l’Inspecteur d’académie le jeudi 10 juin à 18 heures afin de connaître les éventuelles propositions de Madame le Recteur.

 En attendant, nous demeurons mobilisés car on ne peut se reposer sur d’hypothétiques mesures pour se sentir rassuré quant à l’évolution de notre établissement et plus largement du système éducatif proposé aux jeunes habitants de la Creuse.

Saint Vaury dans Libération du 21 mai 2010

Un nouvel éclairage du national… qui nous vaut un rendez-vous à l’inspection académique mercredi 26 mai.

défense de l’enseignement public à Gueret (“Etats Généraux” du 19 mai 2010)

 Ce mercredi 19 mai, nous avions invité toutes les communautés éducatives du département, avec le soutien de la FSU, de la CGT et du SGEN CFDT, à participer à une réunion d’information sur les mouvements qui se perpétuent aux quatre coins de la Creuse : certes, nous n’étions qu’une soixantaine, mais une soixantaine à la mi-mai et motivée !

Les parents d’élèves de Bénévent et de Dun, les enseignants et les agents de Saint Vaury, Favard, Bourganeuf, Felletin, Boussac, Bonnat, Parsac, les élus du Conseil Régional et Général, les maires se sont malgré tout concerté sur ce qui avait été fait et ce qui pouvait encore être fait.

La communauté éducative de Saint Vaury a rappelé qu’elle ne baisserait pas les bras : le mot d’ordre actuel consiste à ne plus faire remonter les notes du 3ème trimestre, ni les notes d’examen : décision lourde de conséquences, qui pèsent certes sur notre conscience, mais qui nous paraît inévitable en cette période de l’année puisque le ministre refuse toujours de nous recevoir (pire, ils nous ignore !), puisque madame le recteur nous ressert en plat réchauffé mais frelaté les arguments de janvier, de février, de mars et avril 2010 !!!

D’autre part, les élus du Conseil Régional (Laurence Pache) et le maire de Saint Vaury (Philippe Bayol qui a pris la décision forte la semaine dernière de fermer le parking des élèves) ont annoncé que le président du Conseil Régional, M. Jean Claude Denanot, avait refusé fermement de subventionner le transfert des machines de productique du LP de Saint Vaury vers le lycée Jean Favard : non pas pour punir ce dernier (qui n’est responsable de rien dans l’histoire), mais parce que cette décision prise unilatéralement par l’Education Nationale fait reposer sur le Conseil la nécessité de financer le démontage, le transport, le remontage et l’assistance rtechnique de machines valant plusieurs centaines de milliers d’euros : soit une facture de plus de 20.000 euros !!

Cette décision risque en effet de poser pas mal de problèmes à l’EN : qui va payer ? Nous ne souhaitons pas que ce soit le contribuable limousin, à moins bien sûr qu’on nous entende…

La fronde scolaire en Creuse, c’est bon… La Montagne (mardi 18 mai 2010)

Non, rassurez-vous, rien à voir avec les Etats Généraux de 1789… Quoique…

Par contre, le journaliste exagère un peu : 5, 2 milliards d’euros investis à Saint Vaury, c’est un peu excessif : on aurait des urinoirs en plaqué or et platine à ce prix là !!

Article de l’Echo de la Creuse (samedi 15 mai 2010)

On remet une petite couche de médias, juste après l’interview sur Radio France Bleue de la veille…

La municipalité de Saint Vaury met la pression (mardi 11 mai 2010)

Le Conseil Municipal de Saint Vaury a décidé de fermer l’accès au parking du lycée pro où les bus scolaires viennent embarquer et décharger les élèves… En toute légalité puisque cette voie d’accès leur appartient ! Evidemment, cela pose un problème de sécurité désormais, mais c’est à madame le recteur de se débrouiller : après tout, c’est elle qui sème la misère, qu’elle récolte la colère !

La communauté éducative applaudit et soutient la municipalité.

Une réponse du ministère qui respecte vraiment la communauté éducative ! 6 mai 2010

Elle ne nous était même pas adressée puisque c’est Michel Vergnier, un des députés de la Creuse, qui nous l’a faite passer ! Bravo monsieur le ministre, une belle preuve de l’écoute et du respect que vous adressez là aux enseignants, agents, parents, élèves et habitants de la Creuse !

La Toile de l’Education (mercredi 5 mai 2010)

Merci à Trémeur Duval d’avoir fait passer le mail !

Article sur Saint Vaury à la fin…

La Toile de l'éducation

Dessin de Martin Vidberg, mercredi 5 mai.

Absentéisme, stages et idéologie
Déposée vendredi 30 avril à l’Assemblée nationale, la proposition de loi du député Eric Ciotti qui rend obligatoire la suppression des allocations familiales aux parents d’élèves absentéistes est loin de faire l’unanimité. L’auteur du site profencampagne y voit “une initiative bâclée et populiste”, et rappelle au député des Alpes-Maritimes que le récent rapport du député Jacques Grosperrin sur le socle commun identifiait le collège comme un lieu de souffrance et d’exclusion.
Sur son blog, dimanche 2 mai, Martin Hirsch s’indignait de ce que personne ne s’intéresse à son expérimentation de “La mallette des parents”, lancée il y a un an et dont les résultats positifs sont indéniables : associer davantage les familles à la scolarité de leurs enfants rend les enfants plus présents.
De son côté, le site Legavox précise le régime des sanctions de l’absentéisme qui prévaut aujourd’hui.

Stagiaires en péril. Les stagiaires de Génération précaire poussent un coup de gueule ! Il y a trois ans, leur collectif avait obtenu péniblement la rémunération des stages de plus de trois mois. Le site Droit-finances en précise les modalités. Ils s’aperçoivent aujourd’hui que ces avantages très relatifs sont peu à peu rognés, notamment dans le secteur social : “Les stagiaires (au nombre de 1,2 million, en progression de 50 % entre 2005 et 2008) ne sont pourtant gratifiés que de 417 euros, soit moins que le seuil de pauvreté ou que l’ex-RMI. C’était déjà trop pour ces médecins libéraux (!) ou ces structures d’accueil du secteur social qui ont, du coup, coupé le robinet des offres de stages… et fait chanter leurs étudiants : ‘pas de stage, pas de diplôme’.”
Le 29 avril, le Sénat a voté une loi qui réduit encore les avantages obtenus en 2008. “Aujourd’hui, on peut trouver 3 milliards d’euros pour soutenir les profits de la restauration mais pas 20 millions d’euros pour les associations du secteur social ?”, déplorent-ils.
Le site Localtis.info montre qu’en la matière, les administrations, donc l’Etat, montrent un bien mauvais exemple.

Débats musclés. Dans les débats qui agitent périodiquement l’éducation nationale, SOS Education applique à l’école une pensée élitiste appuyée sur des principes libéraux poussés à l’extrême. Il suffit pour s’en convaincre de visiter son site. Ses idées ont conduit le courant dit des républicains, illustré par le collectif Sauvez les lettres, sensibles à l’instruction publique des débuts du XXe siècle, à se démarquer de ce courant par un texte éloquent.
Sur son blog, Luc Cédelle, journaliste au Monde, revient sur le cas de SOS Education. Il recense, parmi les cibles favorites de l’association, et selon ses propres termes, “les syndicats subventionnés”, “les agitateurs qui font de la subversion dans les écoles”, voire la “pornographie” de certains livres de littérature de jeunesse. 

Cliquez ici !

Ressources pédagogiques
skhole
A l’initiative de deux professeurs de philosophie, le site skhole s’emploie à “penser et repenser l’école”. C’est précisément l’objet du débat multimédia entre des chercheurs aussi différents que Didier Kambouchner, Philippe Meirieu et Bernard Stiegler.
annuaire sites
Le portail Planète éducation recense 5 792 sites à vocation pédagogique dans tous les domaines de la vie scolaire, enseignement général et professionnel, différentes disciplines, aide aux devoirs… Il s’agit aussi bien de sites gratuits que payants.
ponctuation
A l’heure d’Internet, parler de la ponctuation pourrait passer pour désuet. Ce n’est pas l’avis du site la-ponctuation.com. Tout savoir sur l’usage du point-virgule, l’emploi des guillemets, voire sur celui de l’alinéa ou de la barre oblique, soit dix signes en tout. Avec un développement sur l’histoire de la ponctuation.

Humeur
lycée en colère
Enseignants et parents d’élèves du lycée professionnel Louis-Gaston-Roussillat à Saint-Vaury (Creuse) rejettent la fermeture annoncée par le rectorat de trois sections de leur établissement. En quatre ans, l’établissement pourrait perdre 130 élèves sur un effectif actuel de 240. “L’existence même du lycée en serait compromise”, expliquent-ils. Pour protester, ils ont décidé une suspension de la rentrée des notes du troisième trimestre et de la remontée des notes d’examen. Une assemblée générale départementale est fixée au mercredi 19 mai. En attendant, on peut signer leur pétition sur leur blog.

Le chiffre
300 000
C’est le nombre d’élèves
 en grande difficulté à la sortie de l’école primaire chaque année, d’après
le rapport de l’Institut Montaigne “Vaincre l’échec à l’école primaire”, rendu public mercredi 5 mai.

La citation
« Le Snalc approuve
la suspension du versement des allocations familiales aux familles dont les enfants ne satisferaient pas à l’obligation scolaire… Il suggère aussi que le même principe soit étendu
à la gestion des allocations
de rentrée.»
Le Snalc, 2e syndicat enseignant, 28 avril 2010.

Agenda 
Le 12 mai
Les Mercredis de Créteil,  Rencontre avec Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, organisée par l’académie de Créteil, à Créteil (Val de Marne).
Le 15 mai
Journée de formation,
 ”Le mutisme sélectif chez l’enfant et l’adolescent “, à l’intention des enseignants et des personnels scolaires. Organisée par l’association Ouvrir la voix, à Paris.
Du 17 au 22 mai
Séminaire international “L’enseignement des sciences et de la technologie à l’école”, organisé par La main
à la pâte à Sèvres (Hauts-de-Seine).
Le 18 mai

Le 19 mai
Les Mercredis de Créteil, Marie Duru-Bellat, “Le mérite contre la justice ?”, rencontre organisée par l’académie de Créteil, à Créteil..

Sur le monde.fr
 Les autistes cherchent leur école
Quelle place la société réserve-t-elle aux enfanrts autistes ? Nettement insuffisante quand la scolarisation est indispensable à leur future socialisation.
Un projet d’université technologique divise Nîmes
Est-il bien raisonnable de créer une nouvelle université au lieu de renforcer celle qui existe ? 
A lire aussi :
www.lalettredeleducation.fr
Absentéisme : l’inspecteur d’académie chargé de suspendre les allocations.

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Lettre réalisée par l’équipe du “Monde éducation”. Contact : lalettre.education@lemonde.fr.

Médiatisation nationale : article de l’Humanité du 5 mai 2010

En deux parties tellement il est grand !

Le porte monnaie des familles creusoises…

Voici un petit calcul réalisé par Véronique Salavialle, représentante de la CGT à Limoges : c’est édifiant !

Imaginons un élève creusois lambda dont la formation dans laquelle il souhaite se lancer n’existe plus en Creuse (exemple : le CAP préparation et réalisation d’ouvrages électriques de Saint Vaury) : il est donc obligé de choisir celle qui existe en Haute Vienne (par exemple à Saint Junien).

On sait que une famille dépense jusqu’à 16.100 euros à l’année en frais liés à l’internat, au transport et à l’éloignement des lieux de formation.

Par conséquent, pour un élève creusois boursier poursuivant un CAP dans le 87, 1000 euros environ resteraient à la charge de la famille. Pire, pour un élève creusois boursier poursuivant un Bac Pro dans le 87, 1850 euros environ resteraient à la charge de la famille.

Quant aux familles non boursières, c’est 2800 à 3000 euros pour un élève de CAP et 4200 à 4500 euros pour un élève de Bac Pro…

Question : les supressions de sections en Creuse vont-elles favoriser le décrochage scolaire dans un département où 1 Creusois sur 6 vit en dessous du seuil de pauvreté ?

Réponse : un peu, mon neveu !!

Assemblée générale du jeudi 29 avril

Etant donné que monsieur le ministre fait la sourde oreille comme un bon nombre d’interlocuteurs de l’Etat et que l’on refuse de prendre en considération l’avenir des jeunes creusois, nous avons décidé en assemblée générale, après moults discussions :

1)  jusqu’à nouvel ordre, nous suspendons  la rentrée des notes du 3ème trimestre ;

2) jusqu’à nouvel ordre, nous suspendons la remontée des notes d’examen ;
 
3) nous annonçons officiellement que des manifestations auront lieu lors des sessions d’examen de mai et juin à st vaury (examens continus et candidats libres).
 
4) En accord avec plusieurs syndicats, nous annonçons une nouvelle assemblée générale departementale le mercredi 19 mai à 16h00 dans une salle de la mairie de Guéret, où sont conviés tous les enseignants du département, parents d’élèves et élèves. Les élus et représentants syndicaux feront une déclaration importante.

nouvelle lettre (jeudi 29 avril)

Et voici la réponse, globalement positive, de François Baroin dont la famille est creusoise et auquel nous avons adressé plusieurs lettres :

Avant la dernière ligne droite, nos retours de courriers (25 avril)

Nous avons assailli un certain nombre d’élus  et de représentants de l’Etat de courriers afin d’obtenir des audiences : préfet de département et de région, députés, ministre de l’Education Nationale, président de la République…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne se bouscule pas au portillon pour nous recevoir ! Hormis Michel Vergnier et Jean Auclair qui nous ont grâcieusement reçus, les autres, nada ! des quetsches ! nuts ! des nèfles !

Quelques réponses pour vous éclairer :

d’abord la réponse courtoise du préfet de région :

la réponse du cabinet du Président de la République :

Et enfin, copie de la lettre envoyée par Michel Vergnier député maire à monsieur le minsitre de l’Education Nationale (il en a reçu au moins dix, sans réponse pour l’instant !) :

une table ronde cataclysmique (vendredi 2 avril)…

Rendez-vous à l’Hôtel du département à Guéret ce vendredi 2 avril à 14 heures avec les élus des municipalités et du Conseil Général, madame le recteur, monsieur l’inspecteur d’académie, monsieur le préfet et quelques autres pontes du rectorat… et bien sûr les représentants syndicaux, des parents d’élèves que le recteur ne souhaitaient pas voir à cette table puisque c’est une personne entièrement consacrée au dialogue, à l’ouverture et à la négociation…

Pour faire bref, ça s’est mal passé : les élus ont clairement fait part de leur indignation, de leur colère et de leur front du refus… surtout après un powerpoint présenté par le recteur complètement illisible, même au premier rang (heureusement que l’on ne fait pas la même chose dans nos classes, on serait déjà épinglé…) !

Comble de la condescendance, madame le recteur explique que les moins bon résultats au brevet et au bac en Creuse s’expliquent par le fait que nos entreprises… pardon, nos classes ne sont pas assez source d’émulation avec des effectifs de 20 à 25 élèves : il faut se rapprocher de la moyenne nationale de 30 élèves pour que le taux de réussite progresse… ben tiens…

Presque trois heures de débats, d’échanges vifs, d’engueulade et de mépris : au moment où les enseignants prennent à leur tour (et respectueusement) la parole, c’est pire que tout : on se fait renvoyer sur les roses manu militari.

Il est clair que madame le recteur n’éprouve que mépris pour les enseignants.

Il est clair que cela n’a rien donné.

Il est clair que nous allons à nouveau hausser le ton à la rentrée.

article de presse du lundi 29 mars : le petit encadré…

 

Enfin des nouvelles du préfet… quoique fortuites ! samedi 27 mars

Sous des trombes d’eau et poussés par un vent à décorner les boeufs (…), nous nous sommes rendus au LMB de Felletin comme convenu pour manifester pendant les journées portes ouvertes de ce lycée prestigieux, lui-aussi atteint par la carte scolaire.

Il a fallu composer certes avec le petit nombre de manifestants présents : quelques enseignants du LP de Saint Vaury, du lycée Jean Favard, du LP d’Aubusson, du collège de Parsac et des membres de la FSU : pas de quoi bloquer la route…

Notre petit convoi est donc parti du centre ville en voitures, klaxons hurlants, jusqu’au LMB où des centaines de voitures de visiteurs étaient stationnées : nous nous sommes avancés jusqu’au gymnase où, Ô, surprise, un petit comité de réception de gendarmes nous attendait car monsieur le préfet faisait un petit discours sur ces Journées Portes Ouvertes (un comble quand on sait comment ils se font saigner !).

Il a bien daigné venir nous voir à sa sortie et discuter avec nous : on est loin d’être d’accord comme vous l’imaginez puisqu’il met en avant des arguments comme quoi le taux de réussite dans nos établissements est faible, le taux d’encadrement est élevé, la compétitivité pas assez forte, la proximité trop forte… et j’en passe et des meilleures.

Un représentant de la FSU lui a demandé s’il pourrait venir à la table ronde organisée par le Conseil Général le vendredi 2 avril… en ajoutant que ce serait fort aimable qu’il parvienne à convaincre madame le recteur, elle aussi invitée, d’accepter que des enseignants et des parents d’élèves puissent siéger à cette table, ce qu’elle refuse pour l’instant !

On le voit, on est face à des gens qui ont une haute image de la démocratie et de la citoyenneté…

Et, enfin, nous avons eu la suprise de voir monsieur Jean Auclair, député de la Creuse : nous lui avons rappelé que nous lui avons demandé un rendez-vous : il nous a confirmé qu’il nous recevrait jeudi 1er avril (en ajoutant même que ce n’était pas un poisson d’avril : quel blagueur ce député !!).

La semaine prochaine sera donc faite de réunions, d’entrevues et qui sait ? peut-être d’actions !

liens vers France 3

 

ci-joint le lien France 3 au sujet de l’occupation du lycée  :

(Choisir les JT du 26/03/2010)

JT de Midi (déplacez le curseur jusque vers 12 h 13) :

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_LIMOUSIN_1213

JT du soir (encore plus complet), déplacez le curseur jusqu’à environ 19 h 03 :

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_LIMOUSIN_1920

occupation de mon lycée LG. ROUSSILLAT St-VAURY réussie 3

la presse nous prend au sérieux ,elle!!

Ce jeudi-là, nous avions convenu, avec parents d’élèves, élèves, élus, agents et enseignants, de manifester depuis le parking de l’étang, devant l’hôpital de La Vallette, jusqu’au lycée : sauf que le temps à 17h45 aurait fait reculer Noé !

Alors que des collègues occupaient déjà le lycée et se faisaient manu militari expulser, sans ménagement, par le proviseur, alors que nous avions commencé à dire à certains parents qu’on annulait et de rentrer chez eux, on a finalement décidé de monter au lycée en voitures.

Tout le monde s’est massé devant les grilles du lycée cadenassées, les issues bloquées, le moindre trou de souris bouché : à croire qu’une horde de vandales risquait d’entrer et de tout saccager ! Le proviseur s’est approché et a expliqué sa position : nous avons tenté de discuter, de négocier, mais rien à faire !

Finalement, un autre groupe a réussi à s’introduire par une des entrées : tout le monde s’est engouffré dans la brèche, sans violence ni heurts et sous les yeux des gendarmes qui nous avaient prévenu que toute tentative d’intrusion serait réprimée.

Malgré la colère du proviseur, nous avons tous (plus de 80 personnes) investi la salle de Petite Enfance (ô combien symbolique !) et commencé à nous restaurer, à boire (sans alcool), à discuter, à jouer aux cartes, à répondre aux interviews des journalistes et à accueillir les nombreux visiteurs qui se sont succédés jusqu’à 22h30.

Mais comme nous ne sommes pas bien méchants et que nous étions un peu épuisés (ce genre de rapport de force est loin d’être vraiment amusant), nous avons gentiment levé le camp vers 23 heures, après avoir nettoyé, lavé et rangé la salle.

Dégâts : 0 ; perturbation de l’internat : 0 ; violences : 0 ; réussite de l’opération : 10/10

à rééditer sous peu…

Merci à tous ceux qui sont venus de leur plein gré et qui, quoique certains en disent (ne leur en déplaise) n’ont pas été manipulés : être citoyen, c’est être conscient de ce qui est juste et des bonnes décisions à prendre en son âme et conscience…

occupation sérieuse mais conviviale (même les forces de l'ordre nous ont quitté ) longue nuit sans alcool, mais pas sans réconfort!!

occupation de mon lycée LG. ROUSSILLAT St-VAURY réussie 2

et voila  nous sommes  à l'interieur!!
portes “ouvertes” : ça ne se bouscule pas, “portes fermées”: ça bouchonne !

occupation de mon lycée L. G. ROUSSILLAT St-VAURY réussie

  
 

le moins qu'on puisse dire c'est que l'accueil fut "froid" !!

Malgré le  temps exécrable,  les irréductibles sont là   !!!!! profs, parents, élus ,élèves, pour dire non au démantèlement de Notre lycée !!!!

Haro sur la N 145 ! (mardi 23 mars)

A l’appel de plusieurs syndicats de salariés du public et du privé (entre autres la FSU et la CGT), nous manifestions aujourd’hui à Guéret pour la défense des services publics, la retraite, etc…

Le blocage de la N 145 était prévu depuis longtemps, mais strictement interdit par le préfet de la Creuse : celui-ci, pour couper court à toute velléité de barrage, avait mobilisé dès hier des hordes de gendarmes, CRS et autres forces de maréchaussée présentes sur le bord de la RCA (sans compter les RG qui depuis une semaine étaient aux aguets de toutes les infos possibles).

Mais nous ne sommes pas des canards sauvages, monsieur le préfet ! Un premier convoi de manifestants s’est positionné à La Souterraine, s’est engagé en voitures sur la N 145 et convoi escargot jusqu’à Guéret ; pendant qu’un second prenait place de la même manière à Gouzon… 8 km de bouchon d’un côté, 20 de l’autre…

Pendant ce temps-là, le gros des manifestants s’était retrouvé sur le parking de la salle polyvalente de Guéret à 10 heures : nous nous sommes lentement engagés à pied vers le rond point de Guéret centre et les voies d’accélération et de désaccélération qui permettent d’accéder à la N 145… où des pleins cars et wagons de forces de police nous attendaient ! Casques, masques lacrymo, boucliers, bâtons et tout le toutim, avec ordre de ne nous laisser sous aucun prétexte monter sur le bitume…

Ben, on les a contourné en coupant entre les voies et la N 145 et on a pris place sur la RCA où il n’y avait plus une voiture puisque les autres les bloquaient !

Un succès cette opération, juste histoire de démontrer notre détermination !

MISSION REUSSIE : DU BLOCAGE Y EN A EU PARTOUT EN CREUSE !

samedi 13 mars gueret:RENDRE A L ECOLE SES MOYENS DE REUSSIR

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Tout va très bien, madame la rectrice, tout va très bien, tout va très bien ! (samedi 13 mars)

Et hop ! On remet les couverts !  Manifestation devant la mairie de Guéret

Certes, nous n’étions pas nombreux, mais nous tenons bon grâce à l’unité entre les personnels du L.P. de Saint Vaury (enseignants et agents), l’unité avec les enseignants du lycée Jean Favard de Guéret, du LMB de Felletin, du L.P. Delphine Gay de Bourganeuf, le soutien des élus locaux, de plusieurs partis politiques, de la FSU, des parents d’élèves, des quidam qui soutiennent ce mouvement et ne veulent pas que la Creuse devienne une friche scolaire !

Manif à Limoges

Vendredi 12 mars, notre délégation de profs a rejoint devant le rectorat les collègues grévistes. Partage de mobilisation, de revendications et de mécontentements, hum, ça fait le plus grand bien ! Pourvu qu’on nous entende et qu’on nous voit, on a fait le maximum : le bruit,  la marche dans les rues limougeaudes et le sitting au carrefour de la mairie.

article Le Populaire samedi 13 mars 2010

Petit résumé aux infos régionales de france 3 où notre lycée est (malheureusement) cité comme “exemple concret” de la situation dramatique actuelle ! http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/limousin/limoges-remous-chez-les-enseignants-61750701.html?onglet=videos&id-video=limo_1170869_00000CN3_120320101655_F3

opération escargot du 10 mars

Petite leçon de mobilité

le mercredi 10 mars les agents, enseignants, parents, élus et des représentants de la FSU et CGT, se sont regroupés devant l’inspection académique de Guéret en milieu d’après-midi. Aprés la manifestation, nous avons pris d’assaut la N145 pour une opération escargot. Sous escorte de la police nous avons symboliquement ralenti la circulation jusqu’à Saint Vaury. Une réunion publique s’y est ensuite tenue malgré la neige et le froid! Des enseignants des lycées Jean Favard à Guéret, Delphine Gay de Bourganeuf ainsi que des enseignants limougeauds ont présenté la situation catastrophique qui nous touche tous et émis des propositions d’actions futures.

Articles de presse relatant les faits journal1journal21

JOURNEE DU 10 MARS EN IMAGES

Journée de manifestation le mercredi 10 mars

Malgré le froid et la  neige,  la temperature monte !

Opération escargot sur la  N145  NE VEUT  PAS  dire que la lutte baisse.

L’A.G. de st Vaury : le ” plateau ” de la participation s’étoffe !!!

la RESISTANCE s’organise, qu’elle soit locale, inter-lycées, creusoise, limousine ou nationale.  

Nous avons décidé qu’elle serait UNITAIRE !

Visite du président du Conseil Régional à Saint Vaury (2 mars)

Aujourd’hui Jean Paul Denanot nous a rendu visite au lycée afin de nous assurer de son soutien, accompagné du maire de Saint Vaury Philippe Bayol, des conseillers régionaux Claude Guerrier, Armelle Martin et Sylvie Vaugelade, du maire de Guéret Michel Vergnier, du président du Conseil Général de la Creuse Jean Jacques Lozach.

Dans un premier, il a tenu à visiter les locaux dans lesquels la Région a investi plus de 5 millions d’euros en trois ans, dont le gymnase qui doit être livré d’ici un mois.

Nous avons répondu présents, ainsi qu’une représentation d’enseignants du lycée Jean Favard de Guéret, des instituteurs, des syndicalistes et des élus de Saint Vaury.

La rencontre et l’exposé des menaces pesant sur l’existence de plusieurs lycées professionnels du département a permis de noter les engagements de la région à défendre la carte des formations existantes, l’existence des établissements de formation de proximité en zones rurales.

Bon, en guest star, on a eu aussi le plaisir de voir Benoît Hamon : certes, on est en pleine campagne électorale, mais on ne rechigne sur aucun soutien conforme à nos idées !

Délibérations de plusieurs conseils municipaux

Ci-joint plusieurs délibérations municipales dénoncant la politique de suppressions-transferts de sections au détriment des lycées de formation de proximité comme Saint Vaury :

Bien entendu, il s’agit que chacun transmette à sa mairie un exemplaire de ces motions pour qu’elle soit adoptée et transmise ensuite au préfet.

Un être vous manque et… ce n’est pas grave, madame le recteur, nous on vient quand même (vendredi 26 février) !

Madame le recteur avait pris rendez-vous en ce jour béni des dieux pour venir d’abord ce matin vers 10h30 au lycée Pierre Bourdan de Guéret présenter sa réforme du lycée, puis l’après-midi au lycée technologique et professionnel Jean Favard…

L’occasion était trop belle : un coup de baguette magique et hop ! une manifestation se tenait prête pour l’accueillir avec charme et ravissement…

Sauf que, ayant eu vent de nos projets (faut dire que la clé du secret n’avait pas été jeté au fond du puits avec celui de la recette des Pim’s), madame le recteur a préféré faire joué son droit de réserve… Euh, qu’est-ce qu’il vient faire dans l’histoire ce droit de réserve ? On ne sait pas, on ne saura sans doute jamais, sans doute une coutume locale du pays d’où elle vient…

Bref, toujours est-il que pour nous, ni droit de retrait, ni droit de réserve, les enseignants et agents de Saint Vaury, de Jean Favard et Pierre Bourdan, de Felletin, de Bourganeuf, d’Aubusson, mais aussi les élèves, les parents d’élèves, les élus se sont tous retrouvés au point de rendez-vous donné à 13h30 parce que nous n’avons qu’une parole : celle d’assurer à nos jeunes, d’ici ou d’ailleurs, la chance de trouver sur le territoire creusois la formation de leur choix, sans qu’ils soient obligés de parcourir des cents et des mille ou encore de se saigner à blanc pour se payer l’internat…

Et tant qu’à faire, autant que ces rassemblements se fassent en musique ou tout du moins dans le bruit…

VENDREDI 26 mars devant le lycée Jean Favard à Guéret

conseil intercommunal à st Vaury le mercredi 24 fevrier

nouveau conseil municipal à Saint Vaury, mais élargi (24 février) !

Quand on aime, on ne compte pas…

Ce soir se tenait un nouveau conseil municipal au sujet des suppressions-transferts de sections du lycée professionnel de Saint Vaury… mais aussi de la perte d’un poste d’instituteur de la brigade de remplacement de l’école de St Vaury et de la disparition d’une classe au collège de ce pauvre village qui est littéralement mis à sac par la carte scolaire ! Et je ne m’étends pas sur la fermeture d’une classe à l’école voisine de Bussière Dunoise…

160 personnes en tout cas ont répondu à l’appel lancé : on gagne en puissance et en auditoire, surtout que les représentants du lycée Favard de Guéret, du LP Delphine Gay de Bourganeuf, du LMB de Felletin et du collège de St Vaury étaient à nos côtés pour présenter leurs doléances….

Par conséquent, un appel mutuel a été lancé pour manifester vendredi 24 février à 13h30 devant Favard où madame le recteur vient présenter non pas ses voeux de bonheur, mais semer la désolation avec ses projets de réforme du lycée… Nous avons tous décidé de répondre présents et de faire entendre le son harmonieux et à l’unisson de nos protestations !

Un nouveau conseil municipal se tiendra mercredi 10 mars dans la même salle polyvalente de Saint Vaury à 18 h00.

Oyez oyez, bonnes gens, soyons nombreux vendredi 24 février à 13h30 devant le lycée Jean Favard !

dossier de presse manifestation devant la préfecture (16 février)

l’Echo du Centre :

La Montagne :

Manifestation lors du CDEN du lundi 15 février

La commission Départementale de l’Education Nationale se tenant à la préfecture ce lundi après midi avec préfet, inspecteur d’académie, élus du Conseil Général et Régional, nous avons appelé à manifester devant la préfecture à 14h15, avec des collègues du lycée Jean Favard de Guéret, du LP d’Aubusson, du LP de Felletin : nous avions aussi convié à la petite réjouissance le conseil municipal de Saint Vaury, des partis politiques, des anciens profs….

Petite fantaisie supplémentaire, nous avions amené avec nous tout ce qui était susceptible de faire du bruit : Géraldine avec son pipeau, Hamou avec son cornet à piston, Isabelle et ses maracas, Christophe et son pot de peinture, d’autres leurs djembés…

Nous étions une cinquantaine, ce qui est pas mal pour une action en pleine semaine et pendant les vacances !

Les médias étaient présents pour couvrir l’action : nous avons réaffirmé notre volonté de ne rien lâcher, notre désir de ne pas voir le département dans lequel nous vivons se faire progressivement dépouiller de ses formations scolaires, des forces vives de sa jeunesse qui serait ainsi obligée d’aller se former dans d’autres départements, voire d’autres régions alors que le Limousin et la Creuse commencent à peine à afficher une démographie plus dynamique.

Et enfin le lien vers le reportage de France 3 Limousin : 

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_LIMOUSIN_1920 (le passage nous concernant commence approximativement vers la 5ème minute)

article de La Montagne du 12 février

article_montagne23_20100212

merci monsieur le préfet et au plaisir ! (lundi 8 février)

Nous avions laissé jeudi 4 février, à la préfecture de Guéret, une demande d’audience extraordinaire auprès du préfet, au sujet du lycée… On nous a cordialement répondu ce jour-là que la demande atterirait directement sur son bureau et qu’il nous répondrait…

Coup de fil en fin d’après-midi vers 17h30 : le secrétariat du préfet m’informe que ce dernier ne peut nous recevoir à cause de son droit de réserve en tant que haut fonctionnaire (pour cause d’élections régionales), et que cette affaire est du ressort du recteur et de l’inspecteur d’académie.

Je lui réponds que ces deux derniers nous ont reçu la semaine précédente (mais ça, il le savait sans doute car il avait du se fendre d’un coup de bigophone !), que la discussion avait été stérile, que nous avions essuyé une fin de non-recevoir…

Point final !

Monsieur le préfet oublie-t-il qu’il est l’émanation d’un gouvernement élu par les citoyens ? Et qu’à ce titre il se devrait de recevoir des enseignants (= des citoyens) qui ont des doléances ?

A fortiori quand ces doléances posent un grave problème d’aménagement du territoire ?

D’autant plus si ces enseignants sont aussi des citoyens et des contribuables dont l’argent est ostensiblement jeté par les fenêtres ? Dans un département où 18 % de la population vit en-dessous du seuil de la pauvreté ?

A méditer…

Réunion publique de défense des services publics (samedi 6 février)

Ce samedi matin (10 heures) se tenait à Guéret ,à la salle de la mairie, une réunion de l’association de défense des services publics en Creuse, principalement dédiée aux menaces pesant sur le service de radiothérapie de l’hôpital de Guéret.

Nous avions été contacté pour intervenir en tout début de séance : nous avons ainsi eu l’occasion de faire un rapide bilan devant environ 200 à 300 personnes des menaces pesant sur le lycée professionnel de Saint Vaury.

Nous avons aussi dressé le compte rendu de l’audience accordée par madame le recteur et rappelé notre détermination croissante devant ses arguments.

Il est hors de question de céder sur quoique ce soit !

Nous en avons enfin appelé à la solidarité entre les personnels, parents d’élève et élèves des établissements creusois directement concernés par cette carte scolaire infâme, mais aussi à celle de tous les Creusois qui auront à souffrir de mesures aussi destructrices pour l’avenir de nos enfants et l’aménagement du territoire !

De nombreux contacts ont été pris, la suite viendra…

Bonnes vacances, rechargez les batteries….

Perturbations au forum de l’orientation à Aubusson (jeudi 4 février)

Dans le plus grand secret, nous avons concocté une intervention au Forum de l’orientation post 3ème.

Pourquoi ce matin-là ? Parce que madame le recteur, monsieur l’inspecteur d’académie devaient venir inaugurer ce forum et croquer les petits fours ! Autant leur montrer que leur argumentation de mardi soir ne nous avait guère refroidi et informer les autres établissements que nous sommes déterminés.

Pari réussi :

- un joli stand (certes, à l’entrée glaciale du forum car nous avons été refoulés par la soldatesque de l’Education Nationale !) ;

- un cercueil pour symboliser ce qui attend le site du lycée professionnel de Saint Vaury ;

- des pétitions que plein de gens ont signé (même des chefs d’établissement) ;

- une équipe jeune, dynamique, fervente et dévouée à l’avenir de nos chérubins (on peut pas en dire autant de tout le monde… enfin, je me comprends…).

Inutile de vous dire que madame le recteur n’est pas venue : figurez-vous qu’elle avait une audience !

Pas plus d’ailleurs que monsieur l’inspecteur d’académie : aurait-il eu peur ? Nous qui sommes pacifistes et non-violents, tss tss…

Bref, opération réussie mon commandant !

Nouveau conseil municipal extraordinaire (mercredi 3 février)

Ce soir s’est tenue la réunion publique avec les élus locaux de la commmune, les maires des communes voisines, les représentants de la région, et bien sûr vos fidèles serviteurs.
Beaucoup d’entre vous étaient présents dans la salle, pour les autres qui ne connaitraient pas le bilan de l’audience avec Madame le recteur (mardi 2 février au soir), voilà un bref compte rendu.
La baisse des effectifs scolaires en Creuse ne permet pas le maintien de l’ensemble de l’offre de formation, il faut donc renforcer certains établissements ; pour cela le rectorat choisi de supprimer les CAP pour que tous accèdent prioritairement au niveau IV, puisqu’ils seront orientés prioritairement en seconde.
QUID de ceux qui ne suivront pas ? Nous les accompagnerons…..
Le transfert de la petite enfance se justifie afin d’assurer une couleur “aide à la personne” à Bourganeuf ( si vous connaissez des gens à Aubusson, dites leur d’être vigilants pour leur ATFMC !).
Quant à Favard et son bac Technique ST2S …. c’est pas pareil !!
En gros, il faut donner de l’ambition aux élèves et cesser le déterminisme de proximité, moins ou plus du tout de CAP ; du bac oui, mais ceux qui n’ont pas les moyens de se payer l’internat pour accéder à la couleur choisie,
et bien ils auront des bourses (quoique, certainement celles de l’Etat !)…
En conclusion de l’entrevue avec le recteur, les CAP PE et ProElec, basta ; la productique : Favard c’est pas loin, on peut même y aller à pied (c’est ce qu’elle dit).
Et attention les Cap APS ! Dès que le bac pro 3 ans se crée à Tulle, hasta la vista….
Autant vous dire que nous lui avons déclaré que nous n’étions pas plus rassuré à la fin de l’entretien, qu’elle ne nous avait pas convaincu : ça tombait bien, nous ne l’avons pas plus convaincu !

La municipalité et les habitants, plutôt révoltés, ont débattu assez longtemps et se sont entendus avec nous pour NE RIEN CEDER !

Rendez-vous donné pour un nouveau programme d’actions mercredi 24 février 2010 à 18h00 à la salle polyvalente de Saint Vaury.

Un peu de Mathématiques

Madame le Retceur justifie ses mesures par une baisse des effectifs sur l’académie de Limoges. En ce qui concerne la Creuse: -3% en 3ème, et -5% en SEGPA.

Problème n°1:

le CAP Préparation et Réalisation d’Ouvrages Electriques accueille, à la rentrée 2009, 6 élèves issus de collège et 6 élèves issus de SEGPA. En appliquant les taux de baisse des effectifs de la Creuse, calculer le nombre d’élèves que devrait perdre la classe de CAP à la rentrée 2010.

Solution:

élèves issus de collèges: -6*3/100=-0,18 élèves        élèves issus de SEGPA: -6*5/100=-0,3    Conclusion: la classe de CAP perdra 0,18+0,3=0,48 élèves à la rentrée 2010.

Mais que vont devenir les 11,52 élèves restant?

Je n’aborderai pas le cas du 0,52 élève qui, lui, est définitivement perdu pour la société. Quant aux 11 autres… et bien achetons leur des valises car ils devront aller se former… ailleurs! Où ça? Ailleurs, je vous dis ! Mais pas d’angoisse: les services du Rectorat leur assurent un accompagnement.

Problème n°2: Comment supprimer 97 postes dans l’enseignement secondaire sur l’Académie de Limoges?

Solution: fermer des sections… 3 postes au lycée Pierre Bourdan (Guéret) + 7 postes au lycée Jean Favard (Guéret) + 6 postes au LP de Saint-Vaury = 16 postes sur 97 !

Merci donc à ces Creusois du Nord de la Creuse, jeunes ou moins jeunes, collégiens ou lycéens, enseignants ou personnels de l’éducation, qui, grâce à la mobilité qu’on leur inflige, prennent en charge le remboursement d’une partie de la dette publique.

Pétition à signer

Ce n’est qu’une pétition, mais ça compte aussi… alors à vot’bon coeur, mesdames et messieurs et faites suivre siou plaît !

http://www.mesopinions.com/Sauvons-le-lycee-Professionnel-de-Saint-Vaury-petition-petitions-85ef3b36cb105acedb758eaf4cb9f6cb.html

Unissons nos forces

Le LMB de Felletin se mobilise aussi, consultez leur site :

http://lmbenlutte.cilal.net/

Je banderole, tu tractes, nous agissons…

Il a bien fallu préparer les munitions : aussi les enseignants ont-ils retroussé leurs manches et constitué un premier atelier artistique (et féminin) pour préparer de magnifiques et colorées banderoles (sans compter celle qui avait déjà servi lors du soulèvement général de 2002 quand le rectorat avait déjà essayé de nous confisquer la Petite Enfance !).

Parallèlement, un autre atelier littéraire (et masculin) s’est constitué pour rédiger avec éclat de la prose et des vers revendicatifs…

C’est beau des enseignants qui bossent de concert…

lundi 23

Gymnase neuf…

Les décideurs ne sont pas les payeurs: l’Etat boit la tasse et c’est la région qui trinque.

1 250 000 € investis pour assurer enfin  à nos élèves des conditions satisfaisantes en EPS … mais combien en profiteront, et pendant combien de temps.

Nous avons osé espérer que cette rénovation signifiait un avenir pour le lycée; espérons maintenant que ce n’est pas un bouquet final et continuons à lutter pour sauvegarder l’existant.

Assemblée Générale du jeudi 28 janvier

Attention on maintient le mouvement et jeudi à 12h30 nous tenons une assemblée générale des personnels du Lycée. rendez-vous en salle de réunion, venez nombreux et faites passer l’info à ceux qui ignorent encore l’existence de notre blog (comment c’est possible?).

Attention ça tourne!

Et de 2! mardi 26 janvier à 14 heures nous avons réitéré malgré le froid glacial! Une nouvelle manif comme hier mais devant les caméras de France 3! On vous met le lien pour visionner l’info sur le site de france 3

http://info.francetelevisions.fr/video-info/?id-video=limo_1141494_00000BHZ_260120101805_F3&id-categorie=REGION_LPC_LIMOGES

une manif bien de chez nous

Aujourd’hui à 14 heures nous avons tenu à vivre collectivement (élèves, agents, personnels administratifs et enseignants) le départ tant redouté de nos sections. Nous nous sommes rassemblés aux portes de l’établissement toutes banderoles dehors dans un silence…morbide. Sous les flashs et interviews de la presse locale nous avons symboliquement mis en cartons le matériel disciplinaire de la section petite enfance destinée à être envoyée dans un autre établissement, et mis à la poubelle celui de la section pro élec vouée à disparaître. La minute de silence en mémoire de notre établissement c’est brisée sous des huées de protestations quand le Kangoo de Jean Claude Lelache, notre athlétique collègue d’eps, a démarré avec son chargement. ..On espère tous que et on veut tous croire à la virtualité de notre mise en scène.

à suivre…

réunion du jeudi 21 janvier

Autour de la table : Philippe Bayol, maire de saint Vaury, Armelle Martin, première adjointe du maire, Claude Guerrier, conseiller régional et Jacques Roger, représentant de la FCPE ont rencontré plusieurs enseignants du Lycée Professionnel. Cela a permis de faire un point de la situation dramatique et d’envisager des actions à venir. Entre autres manifestations, un conseil municipal extraordinaire se tiendra à Saint Vaury mercredi 27 janvier à 18 heures en présence de la population, des élus du canton, du département et des enseignants. Merci du soutien!

On n’est pas tout seul!

Hier soir a eu lieu la présentation des vœux du maire de Saint-Vaury à la population.

Une délégation du lycée était présente.

Après avoir évoqué les actions menées par la municipalité tout au long de l’année 2009, Monsieur Philippe Bayole n’a pas manqué de souligner que la lutte n’était pas terminée : après s’être mobilisé pour le maintien d’un service public de qualité au travers du combat mené pour préserver la poste , après avoir soutenu l’hôpital de La Valette pour l’aider à faire face à ses difficultés, Monsieur le Maire a alerté les habitants de la commune qu’il fallait aujourd’hui se préoccuper de  la situation peu réjouissante de notre établissement adoré ! Il a même encouragé ses ouailles à nous prêter main forte lors de nos différentes mobilisations.

À ce propos, un conseil municipal exceptionnel se tiendra à la mairie de Saint-Vaury le Mercredi 27 Janvier à 18h. Ordre du jour : « Il faut sauver le lycée LG Roussillat ». Seront invités des élus du Nord de la Creuse, les habitants de la commune, les médias… pour nous écouter exposer notre situation en termes de pertes de poste, d’appauvrissement de la carte de formations dans notre secteur, d’écœurement face à ces décisions à logique purement économique, mais aussi j’espère en termes de courage et de détermination parce que NON, TOI, TU TOUCHES PAS A MON LYCEE !

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PREMIERE A.G.

Lundi 18 janvier 2010, 13h15

Branle-bas de combat, aujourd’hui se tient la première AG convoquée par les enseignants du lycée pro : ont été invités aussi les agents (qui, même s’ils sont pour la plupart des fonctionnaires dépendants du Conseil Régional, sont concernés par les mesures…), le personnel administratif et les surveillants…

Bon, une assemblée d’une quarantaine de personnes, c’est un bon départ…

Le proviseur présente d’abord les documents que les syndicats nous ont fait remonter : et là, un premier vent froid traverse la pièce quand il annonce le transfert de la Petite Enfance, la disparition du CAP PROE et l’évaporation brutale du Bac Pro Productique…

Le pire est à venir : viennent ensuite les prévisions de nombre d’élèves et d’enseignants pour la rentrée 2010, 2011 et 2012.

Ce n’est plus une bise glaciale qui souffle dans la salle de réunion, c’est une masse d’air polaire qui stationne au-dessus…

Bref, on pourrait (c’est du conditionnel, mais du fort probable) finir – pour ne pas dire mourir – avec 140 élèves et 20 profs… 50 % de dégraissage…

Quand le proviseur nous laisse débattre entre nous, c’est la cata ! On se décide néanmoins à être les plus nombreux possible à la manif de Guéret jeudi matin à 9 heures (rond point de Carrefour Market), à prévoir des ateliers banderoles et tracts, à faire des courriers, à prendre des rendez-vous…

Allez, on se donne du courage et on se lance dans la bataille !



nos tracts

LYCEE PROFESSIONNEL LOUIS GASTON ROUSSILLAT

Rentrée 2010 :

-         Transfert du CAP Petite Enfance

-         Transfert du Bac Professionnel Technicien d’Usinage

-         Suppression du CAP PRO Elec

-20% d’élèves

Prévisions 2012 : -50% d’élèves

Et pourtant :

-         Des sections qui recrutent

-         Des élèves qui réussissent leur examen

-         Un internat tout neuf

-         Un gymnase en construction

Alors :

NON à la suppression des sections du lycée professionnel de Saint-Vaury

NON au démantèlement de notre établissement

NON à la dégradation de la qualité de l’enseignement

NON au gaspillage de l’argent du contribuable

OUI au maintien des formations sur le Nord de la Creuse

OUI à la diversité des formations du CAP au BAC pro à Saint-Vaury

OUI à la mixité dans notre établissement

OUI à une formation de qualité dans un lycée tout récemment rénové

TOUS ENSEMBLE, MOBILISONS NOUS !

Communiqué de presse

Les personnels du lycée professionnel Louis Gaston Roussillat de Saint- Vaury s’alarment du projet de la nouvelle carte des formations prévue pour la rentrée 2010 : non seulement celle-ci entérine le transfert du Bac Professionnel Technicien d’Usinage à Guéret, mais elle propose aussi de transférer le CAP Petite Enfance et de fermer le CAP Réalisation d’ouvrages électriques. Ces deux CAP très attractifs et qui recrutent sans difficulté assurent pourtant des débouchés à nos élèves.

Valider ces propositions nuira bien entendu à la qualité des offres de formation professionnelle proposée aux jeunes de notre département. Mais cela démontre aussi que l’Education Nationale méprise sans complexe les lourds investissements effectués dans l’établissement avec l’argent des contribuables creusois.

Nous restons mobilisés et nous nous laissons les moyens d’agir contre toutes décisions qui menaceraient la formation des élèves du lycée.

coup de balai sur les bébés!

allez dehors et sans pleurer!

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